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MAUD LÜBECK

RÉALITÉ OU FICTION?
« 1988, Chroniques d’un adieu », le quatrième album de Maud Lübeck est un roman musical, le long-métrage d’une époque, une pièce de théâtre en 11 actes. « Faire cet album m’a fait du bien, explique-telle, j’avais l’impression d’être la grande qui raconte l’histoire des petites. C’était très doux ». Maud Lübeck rouvre son journal intime et s’en inspire pour écrire ces chapitres. Les confinements se succèdent, ils ont des vertus : la chanteuse met à profit cette réclusion, elle travaille sur ses nouvelles chansons, au piano et aux claviers, et les maquette. En studio, plus tard, de vrais musiciens viendront jouer les cordes, la batterie, la guitare et la basse et des comédiennes de son choix poseront leur voix ici et là : Irène Jacob en ouverture, Clothilde Hesme sur « Etait-ce toi ? » et Nicole Garcia pour un duo émouvant sur « Non ».

« 1988 » l’année où tout vacille pour l’adolescente de 15 ans, le personnage principal. L’action se déroule quelque part en province, n’importe quelle province. Depuis deux ans, l’ado a un secret, et ce secret porte un prénom féminin, des cheveux blonds et un regard noir. Les deux jeunes filles ont le même âge à quatre jours près, et des destins parallèles. Une jeune fille en aime une autre, et promène son chien en espérant l’apercevoir sur le chemin qui relie leurs maisons. Elles fréquentent deux collèges différents, en septembre prochain elles se retrouveront dans le même lycée, dans la même classe, qui sait ? Vivement que s’achèvent ces grandes vacances et que sonne la rentrée.

C’est une histoire intense que Maud Lübeck raconte en onze plages battues par les vents, avec sa voix douce et toute la mélancolie qu’il y a dedans. Cette tragédie, on pense la découvrir, alors que tout – ou presque – était conté dans la première chanson de son premier album, « La fabrique » (2012). Elle s’intitulait « Mon amour en boîte », et faisait déjà mention d’un « Article découpé/Un été meurtrier/Sur les routes de juillet ». Cette nuit-là, cette nuit-là s’annonçait comme une fête, c’est tout le contraire : la jeune fille désirée monte dans une voiture qui sera son tombeau. L’amoureuse silencieuse apprendra le drame dans les pages de « Nice Matin ». Dès lors, elle consigne tout dans un journal intime et entame un long tête-à-tête avec son piano. « La musique était le seul endroit où j’arrivais à vivre », dit-elle avec le recul. Elle compose des musiques pour la disparue, y met des mots dessus. Elle se promet d’écrire un jour une œuvre importante, un opéra pourquoi pas, sur ce désir inassouvi, la (non) rencontre de sa vie.

Et que fait-elle aujourd’hui, 33 ans après ? Elle écrit, compose et interprète « 1988, Chroniques d’un adieu », cet album-concept tout entier consacré à cette histoire-là, comme le long-métrage d’une époque donc, celle où elle trimballait son deuil étrange et son mal-être sous ce soleil d’été qui lui semble obscène.

L’album s’achève comme tout a commencé, par un morceau intitulé « 1988 », dans sa chambre d’ado, sur le piano de sa jeunesse, avec le son d’époque qui rappelle qu’il n’a jamais été question ici de fiction.

VIDÉOS

PROCHAINES DATES

  • 22 / 10 Maud Lübeck -  Cologne (DE) - Kölnisches Stadtmuseum -
  • 24 / 11 Maud Lübeck -  Chatenay-Malabry (92) Le Pédiluve -
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Laura MARQUEZ

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Chloé Hohweiller

Chloé HOHWEILLER

Attachée de presse

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