Ça a commencé par hasard. Par un heureux hasard. À Paris. Comme un conte de fées. Du coup, on va faire comme si…

Photomontage Adone fête ses 13 ans

Il était une fois une étudiante en licence de conception et mise en oeuvre de projets culturels qui rêvait d’organiser des festivals. Elle s’appelait Aurélie Thuot. Un beau jour de 2004, une amie l’emmena voir un concert dans une péniche parisienne. Dans la péniche parisienne, il y avait Oldelaf et Monsieur D., un duo comique qui fit beaucoup rire l’étudiante en licence qui rêvait de festivals. Après le spectacle, elle pu s’entretenir avec Oldelaf et Monsieur D.. Et comme le duo  avait besoin d’aide pour tout ce qui n’était pas vraiment drôle bien qu’indispensable dans le milieu de la musique, l’étudiante décida de les aider à préparer leur futur album et la tournée qui s’annonçait.

Il était une deuxième fois une ancienne étudiante en licence de blablabla qui croisa la route des Fatals Picards, un groupe tellement décalé que ses membres avait pris l’habitude de tout faire en totale indépendance. Comme le courant passait bien entre le groupe décalé et l’ancienne étudiante en licence de blablabla devenue entre-temps bookeuse-administratrice-gestionnaire, et qu’il fallait bien une structure pour faire grandir artistes et ancienne étudiante, le Label Adone fut créé un beau jour de 2004. Et tout ce beau monde vécu heureux et eu beaucoup d’enfants… voilà… enfin, voilà en général où s’arrêtent les contes de fées. Mais, sur ce coup-là, c’est un peu court. Et puis, il faut être honnête, en vrai, le meilleur c’est après. Avec le vivre heureux et les enfants qui vont avec.

Il était donc une troisième fois une administratrice de structure de production qui n’avait plus le temps de rêver à des festivals mais qui était très heureuse quand même. Les artistes dont elles s’occupaient étaient de plus en plus nombreux et avaient le vent en poupe. Son appartement-bureau du Passage de la Main d’or avait été remplacé par un local tout ce qu’il y a de professionnel rue Boyer. Les stagiaires avaient laissé la place à Clémence, la première salariée, puis à Aline, puis à Aline et Sylvie moins Clémence, puis à Aline et Sylvie et Marylin et Laura… C’était une affaire qui roulait si bien qu’elle décida de se diversifier et d’accueillir en 2014 un pôle « humour ». À l’origine de cette envie, il y avait Arnaud Maillard, un acteur qui cherchait une structure digne de ce nom, et qui fut séduit par la devise d’Adone : une « production indépendante qui valorise un travail de qualité avec un suivi et une proximité unique répondant aux besoins des artistes ». Et c’est ainsi que ce nouveau pôle vint gentiment se lover contre le pôle « musique ». Quelque temps plus tard, il y eu aussi l’aventure H2ommes, un spectacle pour enfants d’une poésie et d’une ingéniosité bluffante, qui signa les débuts d’Adone dans le monde des spectacles dédiés au « jeune public » et qui fut à l’origine d’une envie grandissante de nouveau pôle…

Et puis le temps passa, mais pas le bonheur ni les rêves. Vinrent d’autres enfants qui se mirent à  grandirent… et la structure de l’ancienne étudiante qui n’avait plus le temps de rêver de festivals en fit de même.

Il était une quatrième fois un conte de fées commencé quinze ans plus tôt et qui emploie aujourd’hui 6 personnes à l’administration, production, diffusion, promotion ; et salarie plus de 80 artistes et techniciens. Une production avec plus de 10 400 fiches de paie éditées et 3500 dates gérées. Une production désormais dépositaire d’une réelle expertise dans le domaines des tournées internationales (Chine, Egypte, Canada, Liban…). Une production qui a fait et fait encore le bonheur d’Oldelaf et Monsieur D, Les Fatals Picards, Elista, La Sex Bomb, L’Armée du love, Ivan (avec un i), Zlot, C++, Arnaud Maillard, Jeanfi Janssens, Céline Groussard,, H2ommes, Frédéric Fromet, Archimède, Ycare, Bonbon Vodou, Les Rois de la Suède, Jacques & Jacques, Sarah Mikovski, Titi Zaro, Mehdi Cayenne, Les amis de Brassens, Manon Lepomme, Julie Villers, Reda Seddiki, Yannick Bourdelle… une production heureuse qui n’en revient peut-être toujours pas d’être aussi un conte de fées.